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Mise en page : Ampersanden - Specimen de caractères

Je m’édite – 8 – Mise en page de livre imprimé

Comme on l’a vu dans un billet précédent, le formatage numérique consiste en une série d’opérations techniques où les choix esthétiques occupent une place relativement limitée. Il n’en est pas de même de la mise en page des livres imprimés, qui relève des compétences du graphiste – du typographe, si on préfère un mot plus noble et plus ancien. S’il ne dispose pas de ces compétences et de la pratique correspondante, l’auteur auto-édité débutant qui désire offrir une version papier de ses ouvrages (par le biais de CreateSpace, par exemple) risque de commettre des erreurs qui signaleront immédiatement ses livres papier comme des bricolages d’amateur. (suite…)

Formatage numérique : Andy Ihnatko Kindle 2, Kindle 3, and iPad

Je m’édite – 7 – Le formatage numérique

Des caractères qui changent de taille au cours d’une phrase. Des listes dont les puces disparaissent hors des marges de l’appareil. Des mots bizarrement sectionnés. Des images décalées par rapport à leur légende. Dans le numérique, tout est possible, surtout ce que vous n’avez pas prévu. Perfides, les machines transforment le fichier qui fonctionnait si bien sur votre ordinateur en un bouillon typographique indigne de la publication. (suite…)

Couverture : Krissy and Dennis - Custom Upcycled Newbury Comics Journal

Je m’édite – 6 – La couverture

L’exception française

Tous les auteurs auto-édités étasuniens vous le diront : rien n’est plus important pour la réussite d’un livre que sa couverture. En France, cette affirmation pourrait facilement être contredite, tant il est vrai que la collection blanche de Gallimard demeure une référence absolue en matière de qualité littéraire. Traditionnellement, les couvertures des livres publiés en France se distinguent par leur sobriété, les livres et les auteurs étant considérés comme moins importants que la collection et la maison d’édition. Outre-Atlantique, il est souvent difficile de distinguer un style d’éditeur parmi tous les livres publiés par une maison. Chaque ouvrage bénéficie d’une couverture unique, destinée à plaire à ses futurs lecteurs plus qu’à asseoir le prestige de la collection à laquelle il appartient. (suite…)

Le réviseur - Quinn Dombrowski - Correction

Je m’édite – 5 – L’indispensable réviseur

Solitude

C’est devenu un cliché : l’écriture est une expérience solitaire, qui surgit des fondements les plus intimes d’un individu. Les mots qui vous hantent exigent un partage, mais vous ne pourrez les donner à lire qu’au terme d’une longue solitude. Jusqu’au bout, vous ignorerez la valeur de ces pages accumulées. Vous supplierez vos amis, vos parents, votre conjoint(e) de vous donner un avis, mais vous vous apercevrez vite que les félicitations que vous leur aurez arrachées ne vous rassurent pas. Ce dont vous avez besoin, c’est de l’analyse objective d’un(e) professionnel(le).

Mais vous ne l’obtiendrez pas. (suite…)

Autoédition - Leo Reynolds - print

Je m’édite – 4 – Auto-édition, auto-publication, auto-promotion

« Un voyage de mille li commence par le premier pas » disaient les anciens Chinois. Le périple de l’auto-éditeur, quant à lui, commence par une liste des tâches. La femme ou l’homme-orchestre joue d’abord de chaque instrument séparément. Si nous voulons assurer seuls les nombreuses fonctions de la chaîne éditoriale, nous devons disposer d’un modèle, d’une carte routière qui nous indique le chemin et les escales. (suite…)

Marc Wathieu - Recent paintings

Je m’édite – 3 – Définir un objectif

Au moment de la retraite, une de mes voisines s’est découvert une passion pour l’écriture poétique. Modeste, elle n’a jamais envoyé ses poèmes à une maison d’édition, mais elle les a auto-édités avec l’aide d’une association. Son bonheur est de lire son nom sur la couverture d’un livre, qu’elle peut offrir à ses amis et à ses enfants. La solution qu’elle a trouvée lui convient parfaitement, et elle refuserait à juste titre de se lancer dans un projet plus aventureux. (suite…)

Auto-édition : fidber - L'homme orchestre

Je m’édite – 2 – Pourquoi l’auto-édition ?

D’après un sondage du Figaro, un Français sur trois rêverait d’écrire, et trois pour cent de la population écrirait déjà. Plus d’un million de manuscrits croupiraient « dans les tiroirs », tandis que 400 000 autres auraient déjà encombré les boîtes aux lettres des éditeurs. On pourrait imaginer que les livres délaissés par ces derniers n’ont aucune valeur, comme se plaisent à l’affirmer les défenseurs de l’industrie éditoriale.

Mais l’inflation même de la masse manuscrite rend le travail de sélection toujours plus difficile, et les éditeurs n’ont pas toujours su séparer le bon livre de l’ivraie (de Proust à Joanne Rowling en passant par Beckett). Si vous écrivez, les statistiques sont contre vous : il n’y a pas de place pour tout le monde, ni assez de lecteurs de maisons d’édition pour examiner correctement votre manuscrit. Vous avez peut-être déjà reçu vingt, cinquante, cent ou trois cents lettres de refus, diversement rédigées (conservez-les, elles vous amuseront quand vous serez célèbre). Ces lettres vous ont fait réfléchir ; sans doute avez-vous réécrit votre opus, demandé l’avis de tout votre entourage, fait corriger votre orthographe. Mais cela n’a pas suffi. Le loto compte, paraît-il, quelques gagnants, mais je n’en fais pas partie, et vous non plus. (suite…)