• Alan Spade : couvertures de ses livres

Interview d’Alan Spade, auteur indépendant

Alan Spade

Alan Spade

Aujourd’hui, j’ai choisi de publier une interview d’Alan Spade, auteur de science-fiction auto-édité. Des raisons multiples m’ont poussé à interviewer Alan :

  • il représente une voix originale dans le petit monde de l’auto-édition, avec des prises de positions très personnelles sur bien des sujets (voir son blog) ;
  • il vit de sa plume ;
  • il vend d’abord des livres imprimés, principalement lors de séances de signatures ;
  • au fils des romans et des nouvelles, il construit une œuvre (mot pompeux d’ordinaire réservé aux auteurs des maisons d’édition) à la fois exigeante et accessible ;
  • Il écrit de la science-fiction, mon genre de prédilection, tout en conservant une grande ouverture d’esprit à l’égard de la littérature « mainstream ».

L’interview

L’auto-édition

G. : Je vais commencer cette interview par une citation provocatrice : un responsable de grande maison d’édition affirmait que, sachant qu’il publiait 5 % des 10 000 projets qui passaient entre ses mains chaque année, son rôle consistait à « préserver le public des 95 % restants » ? Qu’est-ce que tu peux répondre à cette affirmation ?

Alan : C’est une affirmation qui me semble tout à la fois insultante pour l’intelligence du lecteur et dithyrambique pour la fonction éditoriale. Les éditeurs restent dans l’illusion d’être les « gardiens du portail », sans lesquels aucune littérature n’est possible.

G. : Il y a donc dans ta démarche un refus du paternalisme et du culte de l’éditeur ?

Alan : Tout à fait. J’expliquais aujourd’hui à une membre du groupe des auteurs autoédités rencontrée sur Facebook que les auteurs publiés chez des grandes maisons et qui ne sont pas des bestsellers n’ont pas le dernier mot sur les corrections éditoriales. Employant moi-même une correctrice anglaise pour la traduction de mon deuxième tome en anglais, je sais tout le poids que peut avoir le dernier mot. En fait, je l’ai rencontrée en live à Moisselles (la collègue auteur).

G. : Tu as eu une mauvaise expérience avec un éditeur au nom dumassien. Est-ce que ta vision du monde de l’édition est plutôt négative, ou bien tu conserves une certaine confiance dans les éditeurs ?

Alan : Ma vision de l’édition est négative dans ce sens où ceux qui ont le plus de poids, ceux qui prennent les décisions les plus importantes, n’ont pas les intérêts des lecteurs ou des auteurs à cœur. Mais je suis persuadé qu’il y a de nombreuses personnes bien qui travaillent dans l’édition, et je connais de petits éditeurs qui accomplissent un travail admirable quant au respect de la langue et aux relations avec leurs auteurs.

Mon propre objectif ayant toujours été de vivre de ma plume, je demeure toutefois réservé sur le soutien que j’accorde en ce sens même aux petits éditeurs. En d’autres termes, je pense qu’un petit éditeur n’est pas le meilleur moyen pour un auteur de vivre de sa plume.

G. : Quand tu parles de ceux qui ont le plus de poids, tu veux parler de ces éditeurs qui maîtrisent également la diffusion-distribution, et qui sont donc dans une position d’oligopole ?

Alan : Oui, et plus précisément des personnes qui ont le pouvoir financier à l’intérieur des maisons d’édition, ceux qui vont en dernier ressort décider de la publication ou non d’un livre, du nombre d’exemplaires, de la diffusion, des budgets pub, etc.

G. : Un auteur a-t-il forcément le choix entre la reconnaissance, avec ce qu’elle comporte de médailles en chocolat et de participation à des salons, et le fait de vivre de sa plume en tant qu’auteurpreneur ?

Alan : Je pense que l’on fait les plus mauvais choix à partir du moment où l’on se dit que l’on n’a pas le choix. Mais c’est vrai que d’après mon expérience personnelle, la meilleure solution pour en vivre de nos jours si l’on ne veut pas jouer au loto, c’est de passer par l’autoédition.

G. : Il s’agit donc d’un choix totalement assumé, presque une façon de vivre ?

Alan : La reconnaissance la plus importante vient du nombre de lecteurs que l’on a, pas des récompenses littéraires ou de l’hôtel 4 étoiles dans lequel vous loge votre éditeur.

G. : L’association Science-Fiction and Fantasy Writers of America vient de décider d’accepter les auto-édités. Est-ce qu’il y a des chances qu’une institution française prenne le même genre de décision ? De manière plus générale, est-ce que tu sens une évolution des mentalités vers une plus grande acceptation de l’auto-édition ?

Alan : Oui. Je sens une évolution. J’en parlais avec Krystal Camprubi, une dessinatrice, et il y a un changement d’attitude par rapport aux auteurs autoédités. Simplement, ce changement d’attitude est encore loin d’avoir atteint un niveau officiel, en France et en Europe. La décision de l’association Science-Fiction and Fantasy Writers of America va en tout cas dans le bon sens, et est porteuse d’espoir. Il y a aussi des discussions pour que les livres d’auteurs autoédités puissent être présent en bibliothèque, ce qui est bon signe.

G. : L’auto-édition se développe en France. Comment tu vis ça ? Content d’être moins seul ?

Alan : Absolument ! Je suis surpris de voir le nombre d’article écrit par des autoédités en France à présent, et j’applaudis par exemple l’initiative de Chris Simon de regrouper toutes ces infos dans une gazette.

G. : Chris fait un excellent travail, dans lequel de nombreux auteurs se reconnaissent.

Alan : Vrai !

G. : Est-ce qu’il n’y a pas un risque que les lecteurs n’arrivent plus à s’y retrouver dans l’inflation de livres engendrée par l’auto-édition ? Comment peuvent-ils trouver les auteurs, sans le concours d’un système de légitimation comme celui qui existe pour l’édition traditionnelle ?

Alan : Je pense qu’il faut développer en France des newsletters comme il y en a aux États-Unis. Ces newsletters à destination des passionnés de lecture permettent à de nombreux autoédités d’être vus et lus. Il faut que se développe la passion autour de la lecture, et cela passe par de bons livres d’autoédités, des livres appréciés du public. Plus nous serons nombreux à avoir la conscience du travail bien fait, plus il y aura de chances que des passionnés mettent en place ces newsletters. Les blogueurs en France sont encore beaucoup trop branchés, ou inféodés, à l’édition traditionnelle. (Je parle des blogueurs littéraires).

G. : À nouvelle façon d’éditer, nouvelle façon de parler des livres et de les faire connaître ?

Alan : Oui. Les moyens existent déjà, mais il faut les développer. Un site comme Babelio par exemple ne s’adresse que très peu aux auteurs autoédités, en ne nous permettant pas de mettre en place des promos de livres (livres gratuits envoyés par la Poste). Ces promos sont appelés Giveway aux US et marchent très bien sur un site comme Goodreads si l’on a un livre anglais.

G. : À l’inverse de son modèle Goodreads, Babelio a choisi de refuser toute promo d’auto-édité.

Alan : Exact, et je le déplore. Typique de la mentalité élitiste française, qui s’oppose à la mentalité entrepreneuriale américaine, où chacun a sa chance.

G. : Kindle Unlimited, c’est quoi, une traîtrise ? Un coup d’État ? Une tricherie ?

Alan : C’est un service qui devait inéluctablement venir, puisqu’en l’occurrence, Amazon n’était pas précurseur. Il leur fallait réagir à la concurrence, notamment d’Oyster et Scribd. C’est la manière dont Amazon s’y est pris qui me pose problème, et en particulier cette fameuse notion d’exclusivité.

G. : Dont tu parles d’ailleurs dans un billet récent de ton blog.

Alan : Oui. 🙂

Alan Spade, auto-éditeur

G. : Tu as réussi à vivre de ta plume (modestement) sans le soutien du système culturel. Tu en retires de la fierté ? Tu n’aurais pas préféré être édité et reconnu par un éditeur bien en place ?

Alan : J’en retire non seulement une fierté, mais quelque part une raison d’être. J’étais étouffé par mon boulot alimentaire, d’autant que les séances de dédicaces et autres activités promotionnelles prenaient de plus en plus de place. Je n’aurais pas préféré être reconnu par un éditeur, en tout cas avec le recul. J’en avais le désir ardent au début, bien sûr, mais en me frottant aux réalités économiques du marché, je me suis rendu compte de l’extrême fragilité des auteurs à partir du moment où ils sont publiés en maison traditionnelle. Je veux durer.

G. : Tu parles surtout de leur fragilité financière (nouveau sous-prolétariat) ou également de leur fragilité psychologique ?

Alan : Fragilité financière, et fragilité par rapport à leur destin, qu’ils n’ont plus en main. Tous les auteurs autoédités te diront que l’un des atouts majeurs de l’autoédition, c’est le contrôle. Mais la fragilité financière génère souvent une fragilité psychologique, bien sûr.

G. : Tu as évoqué l’appât du gain comme d’une honte. Est-ce que tu te reconnais dans le puritanisme français quant à l’argent ?

Alan : Non. Je comprends que l’on veuille éviter que l’argent prenne trop de place dans sa vie. Il y a d’autres valeurs. Mais l’argent est avant tout un moyen, un moyen indispensable de vie ou de survie pour les auteurs, on ne peut donc pas le cacher sous le paillasson comme si on en avait honte.

G. : Est-ce que tu aurais voulu naître aux USA, par exemple juste après la guerre, pour participer à l’essor de la science-fiction dans les années 60-70 ?

Alan : Ah ! Intéressante question. Je suis plus intéressé par les auteurs de l’âge d’or des années 40 et 50, comme Asimov. Ce devait être fascinant d’écrire à cette période. Mais je me sens tout de même bien dans mon époque.

G. : Je parlais surtout d’un courant culturel favorable au genre dans lequel tu écris.

Alan : Oui, en effet. N’ayant pas connu le milieu français à cet époque, je ne peux comparer, mais je pressens qu’il devait y avoir une émulation assez formidable à l’époque des pulps. Aux États-Unis, en tout cas. Pour la France, je ne sais pas.

G. : Aujourd’hui, pour vendre des livres, il faut du marketing, paraît-il. Si je te dis marketing, tu sors ton revolver ou bien tu partages tes techniques ?

Alan : Je partage mes techniques. Je crois que si nous voulons avoir plus de lectorat et être reconnu économiquement, nous devons nous entraider entre auteurs autoédités.

G. : Et si je te dis entonnoir, tu me réponds… Comment organises-tu la fidélisation de tes lecteurs ?

Alan : J’ai beaucoup de mal avec cela. Ça passe par la création d’une newsletter, et ce n’est pas mon point fort. J’y travaille, et un auteur comme Nick Stephenson aux USA a des tonnes de choses à nous apprendre sur le sujet. Le risque reste tout de même de se laisser « avaler » par le marketing et l’entretien de son réseau de lecteurs.

G. : Tu vends beaucoup par le biais de séances de signature. Est-ce que tu obtiens également que quelques libraires distribuent directement tes livres ?

Alan : Non. Il faudrait pour cela que les libraires acceptent d’acheter en compte ferme, puisque je ne travaille pas avec des retours. Or, ce n’est pas le cas. Je ne travaille pas non plus en faisant des dépôts, que je juge trop compliqués à gérer.

L’auteur

G. : L’imaginaire, c’est un refuge dans un monde qui ne nous convient pas, ou une autre façon de parler de notre monde ?

Alan : C’est à la fois un refuge et une manière de dire ce que nous avons en nous. C’est aussi pour moi un hommage à tous les grands anciens, les auteurs qui m’ont fait rêver et me font encore rêver quand je les lis.

G. : Un mentir-vrai d’un type particulier, alors ?

Oui, en quelque sorte. Un mensonge qui devient réalité.

G. : La science-fiction parle souvent du futur. Quelle est ta vision de notre avenir collectif ? Es-tu pessimiste ?

Alan : Je me considère comme optimiste. Si je ne l’étais pas, cela déteindrait sur mon écriture, et je n’aime pas trop lire de la SF pessimiste. Ma vision est celle d’une humanité scindée en plusieurs factions, certaines plus technologiques que d’autres, mais j’espère que cela se fera dans l’harmonie.

G. : Est-ce qu’il y a un de tes romans que tu estimes plus anticipateur que les autres ?

Alan : Ce n’est pas un roman mais un recueil de nouvelles. Les Explorateurs, sans être de l’anticipation (il se rapproche plus du space opera) évoque parfois en toile de fond, par petites touches, certains modèles de société. Mais c’est un aspect que j’espère développer dans le futur.

G. : Le Cycle d’Ardalia parle de l’altérité. Qu’est-ce qui t’intéresse dans ce thème ? Une connexion personnelle ?

Alan : Disons que je procède souvent par défi. J’avais lu Le cycle du Tschaï, de Jack Vance, et j’ai voulu aller plus loin dans le « point de vue extra-terrestre », puisque le cycle du Tschaï gardait un ultime référent humain, un explorateur. Je pense que c’est une connexion personnelle lié à mon imaginaire pas mal alimenté par les livres, les BD, les films et les jeux vidéos, notamment.

G. : Tu parles de défi. L’originalité, c’est important pour toi ?

Alan : Là en l’occurrence, ce livre était une commande, justement de cet éditeur au nom dumassien. Et eux avaient mis l’accent sur la notion d’originalité. Je me suis donc lâché, mais en voulant à tout prix rester cohérent. À posteriori, l’originalité est devenue l’un des plus beaux atouts de ce cycle, je le reconnais.

G. : Je découvre ce cycle en ce moment et je ne peux que confirmer !

Alan : Merci, Guy. 🙂

G. : Dans une de tes interviews, tu parles de rendre ton roman Le souffle d’Aoles accessible au grand public. Est-ce que tu te reconnais dans l’idée de littérature populaire, non élitiste ?

Alan : Je pense que nous devons essayer de toucher le plus grand nombre. Le temps où l’on essayait d’impressionner le public avec de belles phrases me semble de plus en plus révolu. Mais c’est une opinion complètement personnelle.

G. : Sur quoi travailles-tu en ce moment ? Quels sont tes projets ?

Alan : Là, je suis sur un défi tellement difficile que j’ai songé plusieurs fois à renoncer : la traduction en anglais de mon deuxième tome, Eau Turquoise. Cela me prend tout mon temps. Je devrais en avoir terminé enfin le mois prochain, et j’ai beaucoup appris. Dans la difficulté, mais j’ai appris.

Comme projet futur, il y a la traduction du troisième tome, puis un retour vers l’écriture de thrillers, puis vers la SF.

G. : Tu te traduis toi-même ? Effectivement, le défi est de taille !

Alan : Oui, en fait, je suis bien obligé de reconnaître que j’évolue en partie dans le brouillard, n’étant pas en immersion permanente dans la langue anglaise comme il le faudrait dans l’idéal. Mon éditrice anglaise m’aide heureusement énormément.

G. : Une belle collaboration ?

Alan : Une collaboration qui m’apprend beaucoup. Mais je crois, même si cela va paraître très prétentieux, qu’il faut être aussi critique envers son éditeur qu’envers soi-même. Par moments, mon éditrice m’alourdit certaines phrases, et je dois repasser derrière. À force de vouloir être trop correct grammaticalement, des lourdeurs peuvent parfois s’installer.

G. : Je te remercie d’avoir consacré du temps à répondre à mes questions. Une dernière question pour finir : si tu devais te présenter en trois mots, lesquels choisirais-tu ?

Alan : Ouh là ! Intégrité. Passion. Modestie. (Oui, le dernier est là à des fins humoristiques).

G. : Merci Alan. À très bientôt.

Alan : Merci à toi. A très bientôt.

Biographie d’Alan Spade

Né à Quito en Équateur en 1971, Alan Spade a ensuite passé une partie de son enfance en Afrique sub-saharienne. Dans son enfance, Alan a fait connaissance avec les auteurs classiques de l’hexagone en même temps qu’il baignait dans les romans de Lovecraft, Asimov, Tolkien et King.

Il a travaillé huit ans dans la presse écrite en tant que chroniqueur de jeux vidéos, ce qui se ressent dans son univers, très visuel et abordable. Il aime à dire qu’« un bon livre est comme une bonne vieille paire de chaussures : on s’y sent à l’aise, confortable ».

Liens vers les livres :

Le Souffle d’Aoles :

Amazon : http://www.amazon.fr/Le-Cycle-dArdalia-Souffle-dAoles-ebook/dp/B005VUU7RK

Apple : https://itunes.apple.com/fr/book/le-souffle-daoles/id424013197 ? mt=11

La Fnac : http://www4.fnac.com/a4067372/Le-cycle-d-Ardalia-Le-Cycle-d-Ardalia-tome-1-Le-Souffle-d-Aoles-Alan-Spade#FORMAT=ePub

Eau Turquoise :

Amazon : http://www.amazon.fr/Le-Cycle-dArdalia-Eau-Turquoise-ebook/dp/B005W2TJQM/

Apple : https://itunes.apple.com/fr/book/eau-turquoise/id433152322 ? ls=1

La Fnac : http://livre.fnac.com/a3527137/Alan-Spade-Eau-turquoise#FORMAT=ePub

Les Flammes de l’Immolé :

Amazon : http://www.amazon.fr/Le-cycle-dArdalia-Flammes-lImmolé-ebook/dp/B00D5GH2MK

Apple : https://itunes.apple.com/fr/book/le-cycle-dardalia-tome-3-les/id656708062 ? mt=11

La Fnac : http://livre.fnac.com/a6145196/Alan-Spade-Les-flammes-de-l-immole

Les Explorateurs :

Amazon : http://www.amazon.fr/Explorateurs-Recueil-nouvelles-Alan-Spade-ebook/dp/B005VUU4JG

Apple : https://itunes.apple.com/fr/book/les-explorateurs-le-recueil/id463170071 ? mt=11

La Fnac : http://www4.fnac.com/livre-numerique/a4067366/Alan-Spade-Les-Explorateurs-recueil#FORMAT=ePub

Le Vagabond et quatre autres thrillers :

Amazon : http://www.amazon.fr/Le-vagabond-quatre-autres-thrillers-ebook/dp/B00JQRGMZU

Apple : https://itunes.apple.com/fr/book/votre-sante-cest-notre-avenir/id866773916 ? mt=11

La Fnac : http://www4.fnac.com/livre-numerique/a7158525/Alan-Spade-Le-vagabond-et-quatre-autres-thrillers#FORMAT=ePub

 

2 Comments

  • comment-avatar
    Chris Simon 2 mars 2015 (23 h 37 min)

    Très bel entretien. J’ai apprécié qu’il se finisse sur la littérature et l’univers d’Alan. Merci pour la mention.

    • comment-avatar
      admin 3 mars 2015 (12 h 11 min)

      Pas de quoi, c’était sincère.
      Merci d’avoir partagé l’article. C’est ça, justement, l’utilité du Mag des auteurs indé : le partage, le lien, l’info qui circule. Pour éviter de reste isolés, à bloguer et faire du marketing pour nos bouquins. Si je dis « lisez mon livre, il est excellent », je ne convainc personne. Si je fais un article sur quelqu’un que j’apprécie, là je suis crédible. Et quelqu’un, un jour, me le rendra (pas Dieu, un autre auteur).

Laisser un commentaire